Roborock a mis le RockMow X120H LiDAR AWD en vente aux États-Unis le 20 juillet, à 3 199 $ tarif public avec une remise de lancement de 700 $ qui le ramène à 2 499 $ jusqu’au 6 août. Le prix n’est pas le point intéressant. Le point intéressant, c’est ce qui manque à la fiche technique : pas d’antenne RTK, pas de borne de référence, aucun positionnement satellite.
Supprimer le RTK est un choix technique, pas une économie
Presque tous les robots sans fil périphérique vendus depuis trois ans se positionnent en RTK : ils lisent les satellites GNSS et corrigent la position au centimètre grâce à un point de référence fixe. Sur une pelouse dégagée, ça fonctionne très bien. Sous une voûte d’arbres matures, le long d’un mur de deux étages qui renvoie les signaux, ou dans une bande latérale étroite où le ciel se réduit à un couloir, beaucoup moins.
Le RTK impose aussi une contrainte d’installation. Il faut fixer une antenne avec une vue dégagée sur le ciel, lui amener du courant, et accepter que son emplacement limite désormais la zone où le robot travaille de façon fiable.
Le X120H se débarrasse de tout ça. Il cartographie avec un LiDAR 3D 360° monté sur le châssis, couplé à une caméra qui alimente l’évitement d’obstacles par IA. Le robot construit sa propre carte et s’y localise, exactement comme un aspirateur robot le fait en intérieur, mais à l’échelle du jardin. Aucun besoin de voir le ciel.
Ce que Roborock publie, et ce qu’il ne publie pas
Les chiffres confirmés sont peu nombreux mais parlants :
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Surface | jusqu’à 2 000 m² (0,49 acre) |
| Largeur de coupe | 24 cm |
| Hauteur de coupe | 40 à 90 mm |
| Pente maximale | 80 % (38,7°) |
| Franchissement | 8 cm |
| Précision de bordure | 3 cm |
| Transmission | intégrale, suspension dynamique |
| Système de coupe | six lames, plateau flottant |
| Étanchéité | IPX6 |
| Connectivité | app, plus trois ans de 4G inclus |
Roborock ne communique ni la capacité de la batterie, ni l’autonomie par charge, ni le temps de recharge, ni le poids, ni le niveau sonore. C’est un vrai trou sur une machine à 3 199 $, et c’est la raison pour laquelle notre fiche produit affiche un indice de confiance plus bas que la gamme RockMow Z européenne, où ces données sont documentées.
À qui il s’adresse réellement
Si votre terrain est dégagé, plat et fait moins de 2 000 m², ce n’est pas la bonne machine. Un robot RTK tondra la même herbe pour mille dollars de moins, et les décrochages satellite dont tout le monde se plaint ne vous concerneront pas.
L’argument du X120H est précis : arbres denses, murs hauts, ou terrain en pente. Ces trois situations sont exactement celles où le RTK se dégrade, et celles où une pente de 80 % avec transmission intégrale cesse d’être une ligne marketing. Un robot LiDAR se moque de ne pas voir le ciel.
La comparaison à faire est celle du Mammotion LUBA 3 AWD, qui prend le chemin inverse : il fusionne LiDAR, vision et RTK au lieu d’en choisir un. Cela achète de la redondance, à un prix plus élevé et avec l’antenne toujours dans le carton. Le pari de Roborock, c’est que le LiDAR seul est désormais assez bon pour rendre la couche satellite inutile.
Ce qu’il faut en retenir
Abandonner le RTK sur un modèle haut de gamme est un geste assumé, et sur le papier il règle le défaut le plus fréquemment reproché aux robots sans fil périphérique. La réserve porte sur la moitié manquante de la fiche technique. Avant d’acheter à 2 499 $, mieux vaut attendre que Roborock publie la batterie et l’autonomie, ou que les premiers tests indépendants disent combien de temps il tond réellement 2 000 m² sur une charge.
